Travail, douleurs et lymphoedème

Travail

Depuis ma première tentative de retour au travail le 3 octobre 2014, je n’ai jamais été capable de travailler autant d’heures qu’avant le diagnostic. J’ai également dû m’absenter à 4 reprises pour des périodes allant de 3 semaines à 4 mois. Les raisons ? Variées… Épuisement, mal de dos et de cou qui s’est chronicisé, épisode de dépression majeure et idéations suicidaires trop fortes.

En vue de mon retour au travail à l’automne 2014, ma compagnie d’assurance-invalidité m’a informée qu’elle pré-autorisait un retour au travail progressif sur 8 semaines. Quand elle a su ça, mon oncologue m’a fait un plan de retour au travail avec 4 semaines à 2 jours par semaine puis 4 semaines à 3 jours par semaine avant de travailler 4 jours par semaine comme avant. Par la suite, mon gestionnaire de dossier capacités m’a même fortement recommandé de travailler juste 1 journée la première semaine puisque j’en aurais amplement. Ce fut accepté par mon employeur. Sauf qu’avec les temps de déplacements en transport en commun (90 minutes le matin, 90 minutes le soir), une journée de 7 h 30 de travail + 45 minutes pour le repas du midi se transformait en journée de presque 12 heures… De plus, j’avais une assez bonne dose d’un antidouleur qui est reconnu pour avoir comme effets secondaires somnolence et fatigue. À la fin des 8 semaines de retour progressif, j’étais épuisée.

Après 2 mois de repos et un début de prise en charge à la clinique antidouleur, je suis retournée au travail et c’était mon médecin de famille qui était en charge de le gérer. Ce fut fait de façon beaucoup plus graduelle et en faisant des journées plus courtes. Malgré tout, j’ai senti que je dépassais ma limite lorsque j’ai essayé de faire 6 heures par jour. Je suis retournée à 5.5 heures. C’est ce que je faisais depuis juin 2015.

Puisque je suis déménagée il y a plusieurs mois pour être plus prêt du lieu où mon employeur déménageait, ça me prend maintenant seulement 30 minutes pour aller travailler. Je sauve 2 heures par jour!!! Ça fait une très grande différence.

J’avais rendez-vous avec mon médecin de famille à la mi-novembre. Puisque mes journées sont moins longues et que mon moral se porte mieux, nous avions convenu que j’essaierai d’augmenter la durée du temps de travail à compter du 28 novembre 2016. Il voulait m’augmenter à 6.5 heures par jour mais je trouvais que ça faisait une trop grosse augmentation en un seul coup. Nous nous sommes entendus pour 6 heures par jour, 4 jours par semaine pendant un mois. Je suis très contente de constater que lors des 3 dernières semaines j’ai été capable de travailler 6 heures par jour sans être complètement découragée à la fin de la semaine. En fait, je ne suis pas découragée du tout au contraire. Travailler 2 heures de plus dans une semaine peut sembler très peu mais pour moi ça représente beaucoup, surtout psychologiquement. Je ne suis pas certaine de me sentir prête à augmenter de nouveau tout de suite mais je vais en discuter avec mon médecin de famille lorsque je vais aller le voir jeudi. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai confiance d’être capable d’augmenter à nouveau un peu plus tard.

Douleurs chroniques

J’ai suivi une classe de physiothérapie à l’hôpital, 5 séances, pour les douleurs cervicales cet été et une autre pour les douleurs lombaires, 5 séances aussi, à l’automne. J’ai de l’arthrose dans ces deux régions. Cela m’a fait un très grand bien. Plus que la physiothérapie que je faisais en privée depuis plus d’un an. Je ne peux pas dire que je n’ai plus mal mais de façon générale la douleur a diminué, les crises durent moins longtemps et j’ai davantage d’outils pour les contrôler. Cela m’a même aidé à retrouver de la mobilité au niveau des bras, mobilité que je n’avais pas toute retrouvée après la mastectomie radicale modifiée bilatérale.

Sinon, j’ai finalement eu rendez-vous mercredi dernier à la clinique antidouleur avec l’anesthésiste qui me suit habituellement. Mes douleurs neuropathiques au cou, à l’épaule droite et au bras droit ne devraient donc ne pas trop me déranger durant le temps des fêtes. Je ne l’avais pas vu depuis le 20 avril 2016. Il faut dire qu’il a été absent pendant 6 mois. Entre temps, j’ai eu un seul traitement, à la mi-septembre, avec un omnipraticien qui jugeait que ma douleur n’était pas suffisamment élevée pour recevoir une infiltration… Je veux bien croire que j’avais eu un ajustement de médication lors de ma visite à l’urgence 2 semaines auparavant alors que j’étais en crise de douleur mais quand même… Il me l’a donnée uniquement parce que j’ai insisté pour ne pas la reporter.

Lymphoedème

J’avais rendez-vous avec l’équipe de la clinique du lymphoedème au CUSM jeudi dernier. Le volume du bas de mes deux bras a légèrement augmenté. Ce peut être dû au poids que j’ai pris depuis juin et qui pourrait lui-même être expliqué par ma médication. Pour l’instant, je n’ai toujours pas besoin de porter un manchon de compression ou d’avoir une thérapie lymphatique décongestive malgré un léger lymphoedème confirmé au bras gauche. Je revois la physiothérapeute dans 6 mois et la médecin dans 1 an.

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2 Réponses à “Travail, douleurs et lymphoedème”

  1. Contente de voir que ça va mieux et félicitations pour ton site web ! J’espère que tu te plais à Longueuil ….plus facile pour ton travail ! Passe un beau temps des Fêtes et salutations à tes parents , qui j’espère se portent bien ….Petite cousine , Ghislaine Baril

    Ghislaine Envoyé de mon iPad

    >

    • Merci Ghislaine de vos commentaires. Oui, je m’y plais. J’aime être prêt de tout : épicerie, pharmacie, centres commerciaux, etc. Je suis même plus près du centre-ville de Montréal qu’avant. Joyeuses Fêtes à vous aussi.

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