Suivi – Gène APC – La coloscopie

Contexte

Suite aux tests génétiques que j’ai fait en juin 2016, une variante de signification inconnue sur le gène APC a été découverte. Lors de la divulgation des résultats au début d’octobre 2016, ma généticienne m’avait recommandé de passer une coloscopie longue de dépistage même si elle ne pensait pas qu’il y ait de problèmes. Ce gène n’est pas du tout lié au cancer du sein mais une mutation de ce gène peut favoriser l’apparition de multiples polypes intestinaux qui sont susceptibles de devenir cancéreux. J’ai rencontré le gastro-entérologue en décembre 2016 et il était du même avis que la généticienne. Il m’avait prédit que j’aurais rendez-vous en février en mars 2017. Il avait raison puisque l’hôpital m’avait initialement donné rendez-vous le mardi 21 février 2017. C’est moi qui ai demandé de l’avoir un lundi tel que le gastro-entérologue me l’avait conseillé afin de ne pas travailler la veille pour la diète. La première place disponible était le lundi 20 mars 2017.

Participation à un projet de recherche

En février, j’ai eu un appel d’une assistante de recherche pour m’inviter à participer au projet de recherche Propreté du colon: une initiative nationale (B-CLEAN) mené par l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill mais auxquels 8 à 10 centres au Canada collaborent, dont le CHUM.

Le but de cette étude est de comparer la diète, le type de préparation colique dépendant de l’heure de la coloscopie afin de déterminer si une des méthodes est meilleure que l’autre et, si elles sont les mêmes, d’identifier celle qui est la plus pratique pour les patients.

J’ai accepté même si l’ordinateur a déterminé que je devais prendre la seule préparation colique dont j’avais réellement entendu parlé et vraiment pas en bien…

La coloscopie longue

La préparation

La diète

Dans le cadre du projet de recherche, j’avais une diète aux liquides clairs la veille et le matin de l’examen jusqu’à deux heures avant. Rien de rouge, mauve, bleu ou vert afin de ne pas colorer le colon. Pas de restrictions les jours avant. J’avais peur d’avoir faim dès le dimanche mais non. Par contre, je dois dire que c’est le dimanche après-midi que j’ai appris que la dame chez qui j’ai habité de 2009 à 2016, et avec qui je m’entendais bien, est décédée subitement il y a 3 semaines et demi. De quoi couper l’appétit…

La préparation colique

Mon ex-propriétaire m’avait dit que la préparation goûtait très mauvais et donnait la nausée à force de boire les 4 litres. Ça me faisait donc très peur… Ma psychologue m’avait parlé de la technique de ne pas respirer en buvant pour que ça goûte moins. J’avais également lu sur internet que de boire avec une paille faisait en sorte que le liquide passe plus directement et que le goût reste moins dans la bouche. J’ai donc combiné les 2 techniques et ce fut très supportable.

L’examen

J’avais eu une bonne première impression du gastro-entérologue en décembre et plusieurs m’ont dit que la préparation était pire que l’examen. Je m’étais assurée la semaine passé qu’ils étaient équipés pour prendre ma tension artérielle à la jambe. Ce qui m’inquiétait le plus, c’était les interactions possibles entre le sédatif et mes médicaments puisque j’ai un médicament en particulier qui est inhabituel.

Ils m’ont fait patienter 60 minutes dans la salle d’attente avant d’être appelée dans l’unité d’endoscopie, puis presque qu’aussi longtemps ensuite. Une chance que j’étais supposée être la 2e patiente et que mon rendez-vous était à 08h30… Rendu à ce moment, j’étais affamée. Je n’étais pas contente quand j’ai eu la confirmation que ce serait un médecin résident qui ferait mon examen. J’avais cru entendre le gastro-entérologue en parler avec l’assistante de recherche dans le corridor mais je n’étais pas certaine que c’était de moi dont ils discutaient. J’ai refusé puisque je savais que j’en avais le droit et que ça ne me tentait pas. C’est le gastro-entérologue qui m’a fait l’examen comme je le voulais. Comme il soupçonnait un effet cumulatif entre le sédatif et ma médication, il ne m’a pas donné la dose la plus forte. L’examen s’est très bien passé.

Les résultats

Tel qu’attendu, il exclut que je souffre de polypose adénomateuse familiale! C’est une excellente nouvelle puisqu’avec ce syndrome le risque d’avoir un cancer colorectal est presque de 100 %. En revanche, je devrai avoir un contrôle dans 3 ans puisqu’il a trouvé un polype qu’il a enlevé. C’est une moins bonne nouvelle mais cela aurait pu être pire.

Références

Une réponse à “Suivi – Gène APC – La coloscopie”

  1. Contente que tout soit bien passé… la même chose pour moi… un petit polype la première fois… l’année suivante… rien et trois ans plus tard rien non plus… Ça va aller dans trois ans… Quand on attend longtemps dans la salle d’examen, ça veut dire que le médecin est en train d’annoncer une mauvaise nouvelle à un patient… car ils le disent tout de suite …Bonne chance pour la suite ….

    Ghislaine
    Envoyé de mon iPad

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